Une personne LGBT+ sur deux n’est pas visible dans son milieu professionnel (Merci Régine)

La conférence de présentation du Baromètre Autre Cercle – Ifop, à l’Hôtel de ville de Paris, présentée par Jean-Baptiste Marteau de France Télévisions – Jacques Delva

C’est le principal enseignement du deuxième Baromètre de l’Autre Cercle avec l’Ifop, dévoilé mercredi 12 février à l’Hôtel de Ville de Paris. Pourtant, plusieurs témoignages montrent l’impact positif de la visibilité sur le bien-être au travail.

C’est le principal enseignement du deuxième Baromètre de l’Autre Cercle avec l’Ifop, dévoilé mercredi 12 février à l’Hôtel de Ville de Paris, en présence de la Maire Anne Hidalgo. Une personne LGBT+ sur deux déclare ne pas être visible dans son environnement professionnel.

Plus de 17 000 personnes exerçant une activité professionnelle ont été interrogées par l’Ifop pour le compte de l’Autre Cercle, l’association qui milite pour l’inclusion et la diversité LGBT+ en milieu professionnel.

Sur le chapitre des discriminations LGBTphobes vécues ou perçues au sein de son organisation, 25% déclarent avoir été victimes d’au moins une agression LGBTphobe. Cela va de propos désobligeants (19%), d’insultes (14%), de mise à l’écart (13%) jusqu’à des actes de violence physiques ou sexuelles (10%). Le plus souvent, ces discriminations émanent de collègues de même niveau.

Les personnes non-blanches plus touchées

Pour les personnes LGBT+ victimes de « moqueries désobligeantes ou de propos vexants », les plus touchées sont les personnes non-blanches (34 % contre 18 % pour les personnes blanches), les personnes de confession musulmane (40 %), celles et ceux qui ne correspondent pas aux stéréotypes de genre (hommes « féminins », femmes « androgynes »). Les personnes de sexe féminin à l’état civil sont aussi plus touchées que les hommes.

Pour ce baromètre, l’Ifop a recueilli les réponses des personnes LGBT+ travaillant dans des organisations ayant signé la Charte d’engagement LGBT de l’Autre Cercle. Dans ces organisations, les personnes LGBT+ semblent moins fréquemment confrontées à des discriminations. Les insultes les plus fréquentes (« ce n’est pas un boulot de pédés », « gouine », « enculé ») sont également moins fréquentes dans ces organisations ayant mis en place des mesures en faveur de la diversité LGBT+ . Un signal encourageant.

Face aux moqueries désobligeantes ou aux propos vexants, les réactions ne sont pas les mêmes. Parmi les personnes LGBT+, 74 % ont affiché leur désapprobation voire leur soutien à la victime. Parmi les répondant.e.s hétérosexuel.le.s, 69 % des hommes et 79 % des femmes ont désapprouvé ces propos.

Le fait de ne pas être visible est ressenti comme négatif voire très négatif par 35 % des répondant.e.s.

La visibilité reste en effet un énorme défi dans les entreprises. Il reste en effet 50 % de personnes LGBT+ qui ne sont pas visibles au travail. La visibilité est encore plus un problème vis-à-vis des supérieur.e.s hiérarchiques direct.e.s puisqu’on tombe alors à 39 % de personnes LGBT+ visibles. Cela a des conséquences sur le bien-être au travail, l’épanouissement personnel, les perspectives de carrière. Le fait de ne pas être visible est ressenti comme négatif voire très négatif par 35 % des répondant.e.s.

Autre phénomène inquiétant : 53 % des personnes LGBT+ ayant eu récemment des pensées suicidaires en raison de leur orientation sexuelle ont subi des moqueries désobligeantes ou des propos vexants.

« Cape d’invisibilité »

Pourtant, lors de la conférence de présentation de ces résultats, plusieurs témoignages ont montrent l’impact positif de la visibilité sur le bien-être au travail. Parmi ces prises de parole, l’une des plus marquantes a été celle de Valérie Hellouin, Leader Programme Transformation chez Renault. Elle a en effet expliquer qu’il reste encore difficile de faire avancer ce sujet, y compris dans les groupes Femmes des entreprises. Elle a appelé à ce qu’on aide les salariées « pour que toutes les femmes bies, lesbiennes ou trans dans l’entreprise puissent enlever cette cape d’invisibilité. »

Là encore, dans les entreprises ayant signé la Charte d’engagement, les personnes LGBT+ sont plus visibles. Près de sept sur dix déclarent être visibles d’au moins un membre de leur entourage professionnel. Il n’y a pas de différence significative en fonction de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre.

De son côté, Alain Gavand, vice-président de l’Autre Cercle et en charge de cette deuxième édition du Baromètre a confirmé que le sujet était encore ignoré dans de nombreuses entreprises : « Bien souvent, l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont perçues comme une thématique “ hors-sujet ” dans le monde du travail, parfois taboue, parfois minimisées et considérée comme se rapportant à la seule sphère privée. Donner la parole aux personnes LGBT+ concernées, mais aussi aux non-LGBT+ est donc essentiel pour appréhender la réalité vécue sur le terrain et mesurer les actions de progrès encore à mener. Et les chiffres sont sans appel ! ».

Pour le président de la Fédération nationale de l’Autre Cercle, Christophe Bertier, « les résultats du deuxième Baromètre confortent notre position à ce que davantage d’organisations puissent tenir leurs promesses d’inclusion des personnes LGBT+, mais également d’en garantir son déploiement. »

Il reste en effet beaucoup à faire !

 

Brésil : la couverture d’un magazine montrant deux femmes qui s’embrassent fait le buzz

On le sait, la politique actuelle au Brésil est loin d’être gay-friendly. Alors quand un grand magazine féminin décide de mettre en Une deux femmes lesbiennes, la photo devient virale sur les réseaux sociaux et par la même occasion le symbole de la rébellion.

C’est ce qui s’appelle mettre les pieds dans le plat. Pour comprendre pourquoi, il faut remettre les choses dans leur contexte. Sans entrer dans un cours de géopolitique, promis. Le président actuel du Brésil, c’est Jair Bolsonaro. Et disons qu’il est très conservateur et pas spécialement ouvert d’esprit. Il mène une politique très conservatrice, homophobe, contre le mariage gay, ouvertement discriminatoire envers la communauté LGBTQ+… Bref, il fait bon vivre dans ce pays en 2020. Pour les deux du fond, c’est ironique, évidemment.

Et ce qui pose aussi problème, c’est lorsque les convictions religieuses infiltrent la politique. Une récente campagne menée par Damares Alves – pasteure évangélique et ministre des Droits de l’Homme, de la Famille et des Femmes – faisait la promotion de l’abstinence hors mariage pour diminuer le nombre de grossesses précoces (qui explose) et lutter contre le VIH.

Un bisou lesbien en couverture

Dans ce contexte, l’édition brésilienne du magazine Marie Claire a décidé de faire un joli pied de nez au gouvernement en place. Le journal a fait la couverture de son numéro de février sur la chanteuse Ludmilla, très appréciée au Brésil. Jusqu’ici rien à signaler. Sauf que le titre a mis en Une une photo de l’artiste s’apprêtant à embrasser sa fiancée aka la danseuse Brunna Gonçalves.

Concert au Centre Culturel Auguste Dobel, du Comité d’Entreprise de la RATP : L’ensemble Des Équilibres honore l’un des plus grands compositeurs du monde en interprétant 3 œuvres.

C’est au génie musical inclassable qu’était Beethoven que l’ensemble Des Équilibres rend hommage le 6 février à 19h30, avec un concert au centre culturel Auguste-Dobel.

La soirée évoquera notamment les rapports inspirants du compositeur avec les éléments et les saisons, en proposant d’entrée la sonate n°5 dite Le Printemps, pour violon et piano, opus 24.

Elle sera suivie de Winternacht, une œuvre pour violon et piano créée en 2018 par la compositrice Graciane Finzi pour l’ensemble Des Équilibres.

Cette création étant dédiée à la sonate pour violon et piano n°3, opus 108, de Johannes Brahms (considéré comme le fils spirituel de Beethoven), cette dernière clôturera la soirée.

Au violon, Agnès Pyka, et au piano, Laurent Wagschal.

Centre Auguste Dobel : 9, rue Philidor 75020 Paris. Métro Porte de Vincennes ou Maraichers.
Participations aux frais : Agents RATP actifs, ayants-droit, retraités : 2 euros. Spectateurs extérieurs : 4 euros

Découvrez tout le talent d’Agnès Pyka et Laurent Wagschal à travers cette vidéo :

 

Anniversaire (Merci Régine)

Il y a 30 ans, le Danemark célébrait les premières unions homosexuelles 

« C’était une cérémonie comme il y en a tous les jours à la mairie mais pour la première fois de l’histoire deux hommes pouvaient la vivre », se souvient, trente ans plus tard, Ivan Larsen, fier d’être l’un des premiers homosexuels au monde à avoir franchi le pas.

Le 1er octobre 1989, le jour même où la loi danoise a autorisé l’union civile entre deux personnes du même sexe, ce pasteur et son compagnon, Ove Carlsen, un psychologue rencontré trois ans et demi plus tôt dans un bar de Copenhague, échangeaient leurs voeux – un événement désormais banal dans le monde occidental mais alors sensationnel.

A la veille de célébrer leurs noces de perle dans l’intimité, ce couple réservé, qui parle d’une seule voix, se rappelle l’effervescence d’un moment « historique ».

C’était un dimanche dans la capitale du royaume scandinave, et Tom Ahlberg, adjoint au maire chargé des mariages, avait exceptionnellement ouvert les portes du majestueux hôtel de ville néogothique pour célébrer les « partenariats » (c’est le terme officiel) de onze couples homosexuels.

Chacun en costume crème, Ove, avec son noeud papillon rose et Ivan, qui en portait un bleu, avaient 42 ans à l’époque et furent les seconds à officialiser leur union, après Axel et Eigil Axgil, 74 et 67 ans alors, deux précurseurs de la cause gay au Danemark aujourd’hui disparus.

Evénement mondial 

« On nous avait dit qu’on pouvait avoir 25 invités dans la salle de la mairie. On en a eu trois », s’amuse Ivan Larsen. « A cause des journalistes », complète son mari. Après la cérémonie, chaque couple fut accueilli par une foule d’enthousiastes rassemblés pour un traditionnel lancer de riz avant de monter dans une calèche pour rejoindre le siège du mouvement LGBT.

En vedette dans plusieurs médias, acteurs d’un show qui contraste avec leur pudeur, Ivan et Ove se sont volontairement mis en avant. « Nous pensions que c’était nécessaire de parler de ce qui se passait au Danemark (…) de faire passer le message: ‘c’est bon et c’est possible' », affirme Ove Carlsen.

Il a fallu ensuite attendre quatre ans pour qu’un second pays, la Norvège, légalise l’union des couples homosexuels.

Pourtant pour ce gaillard qui porte un discret anneau à l’oreille droite, vivre au grand jour son homosexualité n’a pas toujours été une évidence: il a d’abord épousé une femme avec qui il a eu deux enfants, avant qu’un cancer ne bouscule son existence. « Mon ex-femme m’a dit: ‘tu dois vivre ta propre vie' ». Divorcé, il rencontre Ivan avec qui il a écrit l’Histoire. « C’était un acte pionnier de se marier ce jour-là », renchérit Ivan Larsen, dont la voix assurée contraste avec la silhouette gracile. Au Danemark, « jusqu’en 1866, l’homosexualité était passible de la peine de mort et on ne pouvait pas être ouvertement homosexuel avant 1933 », énumère-t-il.

Le Danemark est fier d’être avant-gardiste en matière de moeurs. Mais l’adoption de la loi sur l’union civile n’a été acceptée que parce qu’elle excluait le droit à l’adoption, estime Michael Nebeling Petersen, maître de conférence en sciences humaines à l’Université du Sud-Danemark. « Tant que ça ne touchait pas le royaume symbolique de la reproduction et de la famille, ça allait », avance-t-il.

Selon lui, l’idée des parlementaires était surtout d’offrir une sécurité financière aux homosexuels, en leur permettant d’hériter l’un de l’autre, à l’heure où le sida faisait des ravages.

7.491 unions célébrées

L’union civile, qui offrait les mêmes conditions qu’un mariage en termes de fiscalité et de succession, ne pouvait pas être célébrée à l’église et n’était pas reconnue à l’étranger. En outre, pour la contracter, il fallait qu’au moins un des partenaires ait la nationalité danoise. Entre 1989 et 2012, 7.491 unions auront été célébrées. En juin 2012, le partenariat civil est abandonné et le mariage s’ouvre à tous. Les homosexuels ont désormais les mêmes droits que les couples hétérosexuels et peuvent se marier à l’église, ce que feront dans la foulée Ove et Ivan.

Aujourd’hui une trentaine de pays autorisent le mariage homosexuel. S’ils aspirent à profiter de leur retraite dans leur appartement chaleureux d’un quartier tranquille de Copenhague, les deux hommes s’inquiètent d’une hausse de l’homophobie et prônent l’ouverture. « Il n’y a pas de problème à être homo quand vous êtes pasteur, psychologue ou prof (…) mais il faut être honnête vis-à-vis de votre situation », martèle Ivan Larsen. « Certaines personnes me diront, tu parles toujours d’être homo. Je réponds ‘non, je viens juste de dire que j’ai été au cinéma avec mon mari' », dit-il dans un sourire.

Rédaction avec AFP

Homobus était dans la rue le samedi 5 et le dimanche 6 octobre, avec le collectif d’associations de l’Inter-LGBT Paris pour recouvrir les tags anti-PMA par de petits cœurs

Les opposants à la PMA manifestent ce dimanche à Paris et demandent l’abandon de la réforme. Pour répondre à leurs slogans, des cœurs fleurissent sur les murs et les trottoirs.

Par Frédérique Hovasse avec MT

Bombe et petit carton à la main, c’est la traque ce samedi matin dans le XVe arrondissement de Paris pour le Collectif Pochoirs pour tous. Un petit commando d’anonymes qui chassent les messages tagués sur le bitume par les militants de la Manif pour tous.
 
@LaManifPourTous ! Tu ne t’attaqueras pas aux rues de @Paris. veille au grain …
 
« C’est dur à vivre parce que l’on voit qu’une partie de la population n’accepte pas nos familles, notre manière de vivre, etc. », raconte une militante qui ne veut pas être reconnue.
 
 

Plusieurs centaines de cœurs dans les rues

Leurs armes : c’est le street art avec les petits cœurs qui recouvrent des messages parfois homophobes. « Cela propage notamment des chiffres qui sont mensongés et qui prônes des slogans qui peuvent être blessants pour la communauté homosexuelle », raconte Mathilde, une autre participante.

À leur passage, la discussion s’engage avec les pours et les coutres. « C’est un sujet grave, sociétal. C’est l’avenir d’enfants qui se joue. Ils ne peuvent pas se défendre, ce sont des enfants. Il faut un vrai débat, et il n’existe pas. Toute voix contre est dite réactionnaire, intégriste, ce n’est pas ça un débat », raconte ainsi une piétonne rencontrée dans les rues de ce quartier.

Depuis l’été dernier, plusieurs centaines de petits cœurs ont recouvert le pavé parisien.
 
Samedi, un Homobussien portait les bombes de peinture et haut les couleurs de la PMA.
 
Dimanche, un Homobussien décolle les messages anti-PMA, qui sont même placardés sur les oeuvres d’art des grilles du Luxembourg.
 
Des heurts se sont produits le dimanche 6 octobre, vers 22h,  lors de la rencontre inattendue de notre groupe avec un groupe d’opposants à la PMA. Aucun adhérent n’est blessé. Nous ne manquerons pas de relayer toute information concernant cette confrontation.

Le message trop mignon de Tom Daley à son fils

Tom Daley, le sexy plongeur plusieurs fois médaillé olympique s’associe à Fairy Non-Bio pour soutenir leur campagne #ToMyBaby qui demande aux parents d’écrire un souhait précieux pour leur enfant. Et son message est troooop chou !

Par Jock • Publié le 3 octobre 2019

Trois ans après les JO de Rio, Tom Daley ressort son petit maillot de bain sexy pour se préparer aux JO de Tokyo 2020… Mais de l’eau a coulé sous son plongeoir. Il y a du nouveau dans la vie de Tom. Le plongeur de 25 ans, qui a été l’un des premiers grands sportifs à faire son coming-out publique en 2014, est maintenant marié à Dustin Lance Black. Tous deux sont pères du petit Robbie âgé de 15 mois. Une famille trop mignonne qu’on ne peut qu’adorer.
Les priorités du champion olympique sont donc redistribuées. Sa carrière de sportif vient se juxtaposer avec sa nouvelle vie de papa. Dans une interview donnée au site Attitude, à la question « les priorités ont-elles changé depuis que vous êtes devenu parent », Tom répond : »Oui bien sûr! Robbie est mon numéro un. Tout dans notre vie tourne autour de lui et ça fait du bien ! Cela a changé ma vision de la plongée. »
Tom Daley est donc un papa investi et il le prouve une nouvelle fois en s’engageant dans la campagne #ToMyBaby. Lancée par la célèbre marque de lessive Fairy Non-Bio, il s’agit d’une opération caritative où les parents sont invités à faire part d’un souhait cher et primordial pour l’avenir de leurs enfants. Les souhaits sont émis par lettres ou vidéos accompagnées du hashtag #ToMyBaby. À chaque partage du message, Fairy Non-Bio versera 1 £ à l’association caritative dédiée aux enfants du Great Ormond Street Hospital.
Dans la vidéo de promotion de l’opération, Tom se lance le premier avec un adorable petit message rempli d’amour pour son fils : « Je veux juste que tu te sentes libre d’être ce que tu es. Nous t’aimerons et te soutiendrons toujours, peu importe ce que tu feras. ». Si c’est pas mignon !

L’Assemblée vote la reconnaissance de la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger, contre l’avis du gouvernement L’exécutif a aussitôt réclamé une seconde délibération. Merci Régine.

Couac à l’Assemblée entre majorité et gouvernement. Les députés ont voté, jeudi 3 octobre au soir, un amendement automatisant la reconnaissance en France de la filiation d’enfants conçus à l’aide d’une mère porteuse dans un pays étranger où la gestation pour autrui (GPA) est autorisée. Un vote effectué contre l’avis du gouvernement, qui a aussitôt réclamé une seconde délibération.

>> Trois questions sur la filiation des enfants nés d’une GPA à l’étranger

« Cet amendement consacre et étend la jurisprudence constante du tribunal de Paris qui déclare exécutoires les jugements étrangers par lesquels la filiation d’un enfant né par GPA a été établie et regarde cette filiation comme adoptive », a justifié le député LREM Jean-Louis Touraine, à l’origine du texte cosigné par 13 députés de la majorité.

« Une question d’ordre public »

« Si la GPA n’est pas légale en France, elle l’est dans d’autres pays et il n’est pas illégal pour des couples français d’y recourir à l’étranger », a rappelé le député du Rhône.

Les enfants ne sont pas responsables de leur mode de procréation et ne doivent pas être pénalisés. Ils doivent être reconnus comme les autres.Jean-Louis Touraine, député LREMà l’Assemblée

« Nous avons interdit dans notre droit la GPA, c’est une question d’ordre public », a répliqué la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour qui ce principe peut s’opposer à la transcription d’actes d’état civil établis à l’étranger. « Nous voulons aussi la reconnaissance d’un état civil pour les enfants », a expliqué la garde des Sceaux, plaidant pour « une retranscription partielle de l’acte d’état civil au regard du père biologique et un processus d’adoption pour l’autre parent ».

« La Cour européenne des droits de l’homme a trouvé cet équilibre satisfaisant », a-t-elle souligné, rappelant que la Cour de cassation doit par ailleurs se prononcer vendredi sur le cas emblématique de la famille Mennesson, dont les jumelles sont nées par GPA en Californie.

« Attendons cette jurisprudence », a demandé Nicole Belloubet en opposant, comme la rapporteure, Coralie Dubost, un avis défavorable à l’amendement. Mais, à la surprise générale, celui-ci a pourtant été voté.

La droite furieuse, le gouvernement temporise

Furieux, les députés Les Républicains ont immédiatement crié à la trahison, rappelant que le gouvernement s’était engagé à ne pas avancer sur la GPA dans le projet de loi de bioéthique. « On vous avait dit que la GPA s’inviterait dans le débat. Ce soir, elle a partiellement obtenu gain de cause. Je vis un cauchemar », a lancé Annie Genevard, députée du Doubs.

« Vous ne tenez pas votre majorité. Nous sommes contre toutes les GPA en France comme à l’étranger. Vous prenez les enfants en otage », a renchéri Xavier Breton, député de l’Ain.

« Le gouvernement demandera une seconde délibération », a rassuré Nicole Belloubet. « Notre groupe est opposé à la GPA et entend bien voter contre cet amendement à la seconde délibération », a confirmé Aurore Berger, s’exprimant au nom du président du groupe LREM, Gilles Le Gendre.

Merci pour la Marche 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Le bureau d’Homobus tient à remercier toutes les adhérentes et adhérents qui sont venu nous saluer : Annabelle, Patricia, Nicolas…et celles et ceux que j’oublie…et les anciennes adhérentes et anciens adhérents qui étaient sur le parcours : Benoist, Denis, Olivier, Rodolphe…et celles et ceux que j’oublie…

Merci à toutes nos adhérentes et à tous nos adhérents qui sont venu (du Loiret, du Rhône,…) nous aider pour la décoration du bus et pour les heures de bénévolat.

Merci à nos sympathisantes et à nos sympathisants pour leur implication et leurs encouragements.

Merci pour les MMS et pour cet appel téléphonique de félicitation.

Merci à TF1 pour cette seconde où on voit le bus prêté par la RATP.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont oeuvré pour que cette fête soit possible.

Merci aux adhérentes qui étaient présentes et aux adhérents qui étaient présents avant d’aller travailler pour nous aider à avoir assez d’heure de bénévolat et à la décoration du bus.

Merci aux administrateurs du CA d’Homobus d’être venu nous saluer.

Merci à Virginie du CE RATP d’avoir relayé notre action. 

Merci pour Pascal et ENZA qui ont donné à notre action un retentissement médiatique inespéré.

Merci à celles et ceux qui étaient avec nous par la pensée : Jean-Christophe, Mickael, Pascal…et celles et ceux que j’oublie

Bises à toutes et à tous.

Marche des Fiertés 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Venez faire la fête avec nous samedi 29 juin.

A partir de 10h, nous serons face au 57 bd du Montparnasse (face à la Pizza Pino) au métro Montparnasse.

Dans le cortège, nous sommes 49 ème sur les 90 chars.

Nous vous rappelons que notre assurance interdit l’accès au char aux adhérents qui ne sont pas à jour de cotisation 2019.

Bises à toutes et à tous.