Anniversaire (Merci Régine)

Il y a 30 ans, le Danemark célébrait les premières unions homosexuelles 

« C’était une cérémonie comme il y en a tous les jours à la mairie mais pour la première fois de l’histoire deux hommes pouvaient la vivre », se souvient, trente ans plus tard, Ivan Larsen, fier d’être l’un des premiers homosexuels au monde à avoir franchi le pas.

Le 1er octobre 1989, le jour même où la loi danoise a autorisé l’union civile entre deux personnes du même sexe, ce pasteur et son compagnon, Ove Carlsen, un psychologue rencontré trois ans et demi plus tôt dans un bar de Copenhague, échangeaient leurs voeux – un événement désormais banal dans le monde occidental mais alors sensationnel.

A la veille de célébrer leurs noces de perle dans l’intimité, ce couple réservé, qui parle d’une seule voix, se rappelle l’effervescence d’un moment « historique ».

C’était un dimanche dans la capitale du royaume scandinave, et Tom Ahlberg, adjoint au maire chargé des mariages, avait exceptionnellement ouvert les portes du majestueux hôtel de ville néogothique pour célébrer les « partenariats » (c’est le terme officiel) de onze couples homosexuels.

Chacun en costume crème, Ove, avec son noeud papillon rose et Ivan, qui en portait un bleu, avaient 42 ans à l’époque et furent les seconds à officialiser leur union, après Axel et Eigil Axgil, 74 et 67 ans alors, deux précurseurs de la cause gay au Danemark aujourd’hui disparus.

Evénement mondial 

« On nous avait dit qu’on pouvait avoir 25 invités dans la salle de la mairie. On en a eu trois », s’amuse Ivan Larsen. « A cause des journalistes », complète son mari. Après la cérémonie, chaque couple fut accueilli par une foule d’enthousiastes rassemblés pour un traditionnel lancer de riz avant de monter dans une calèche pour rejoindre le siège du mouvement LGBT.

En vedette dans plusieurs médias, acteurs d’un show qui contraste avec leur pudeur, Ivan et Ove se sont volontairement mis en avant. « Nous pensions que c’était nécessaire de parler de ce qui se passait au Danemark (…) de faire passer le message: ‘c’est bon et c’est possible' », affirme Ove Carlsen.

Il a fallu ensuite attendre quatre ans pour qu’un second pays, la Norvège, légalise l’union des couples homosexuels.

Pourtant pour ce gaillard qui porte un discret anneau à l’oreille droite, vivre au grand jour son homosexualité n’a pas toujours été une évidence: il a d’abord épousé une femme avec qui il a eu deux enfants, avant qu’un cancer ne bouscule son existence. « Mon ex-femme m’a dit: ‘tu dois vivre ta propre vie' ». Divorcé, il rencontre Ivan avec qui il a écrit l’Histoire. « C’était un acte pionnier de se marier ce jour-là », renchérit Ivan Larsen, dont la voix assurée contraste avec la silhouette gracile. Au Danemark, « jusqu’en 1866, l’homosexualité était passible de la peine de mort et on ne pouvait pas être ouvertement homosexuel avant 1933 », énumère-t-il.

Le Danemark est fier d’être avant-gardiste en matière de moeurs. Mais l’adoption de la loi sur l’union civile n’a été acceptée que parce qu’elle excluait le droit à l’adoption, estime Michael Nebeling Petersen, maître de conférence en sciences humaines à l’Université du Sud-Danemark. « Tant que ça ne touchait pas le royaume symbolique de la reproduction et de la famille, ça allait », avance-t-il.

Selon lui, l’idée des parlementaires était surtout d’offrir une sécurité financière aux homosexuels, en leur permettant d’hériter l’un de l’autre, à l’heure où le sida faisait des ravages.

7.491 unions célébrées

L’union civile, qui offrait les mêmes conditions qu’un mariage en termes de fiscalité et de succession, ne pouvait pas être célébrée à l’église et n’était pas reconnue à l’étranger. En outre, pour la contracter, il fallait qu’au moins un des partenaires ait la nationalité danoise. Entre 1989 et 2012, 7.491 unions auront été célébrées. En juin 2012, le partenariat civil est abandonné et le mariage s’ouvre à tous. Les homosexuels ont désormais les mêmes droits que les couples hétérosexuels et peuvent se marier à l’église, ce que feront dans la foulée Ove et Ivan.

Aujourd’hui une trentaine de pays autorisent le mariage homosexuel. S’ils aspirent à profiter de leur retraite dans leur appartement chaleureux d’un quartier tranquille de Copenhague, les deux hommes s’inquiètent d’une hausse de l’homophobie et prônent l’ouverture. « Il n’y a pas de problème à être homo quand vous êtes pasteur, psychologue ou prof (…) mais il faut être honnête vis-à-vis de votre situation », martèle Ivan Larsen. « Certaines personnes me diront, tu parles toujours d’être homo. Je réponds ‘non, je viens juste de dire que j’ai été au cinéma avec mon mari' », dit-il dans un sourire.

Rédaction avec AFP

Le message trop mignon de Tom Daley à son fils

Tom Daley, le sexy plongeur plusieurs fois médaillé olympique s’associe à Fairy Non-Bio pour soutenir leur campagne #ToMyBaby qui demande aux parents d’écrire un souhait précieux pour leur enfant. Et son message est troooop chou !

Par Jock • Publié le 3 octobre 2019

Trois ans après les JO de Rio, Tom Daley ressort son petit maillot de bain sexy pour se préparer aux JO de Tokyo 2020… Mais de l’eau a coulé sous son plongeoir. Il y a du nouveau dans la vie de Tom. Le plongeur de 25 ans, qui a été l’un des premiers grands sportifs à faire son coming-out publique en 2014, est maintenant marié à Dustin Lance Black. Tous deux sont pères du petit Robbie âgé de 15 mois. Une famille trop mignonne qu’on ne peut qu’adorer.
Les priorités du champion olympique sont donc redistribuées. Sa carrière de sportif vient se juxtaposer avec sa nouvelle vie de papa. Dans une interview donnée au site Attitude, à la question « les priorités ont-elles changé depuis que vous êtes devenu parent », Tom répond : »Oui bien sûr! Robbie est mon numéro un. Tout dans notre vie tourne autour de lui et ça fait du bien ! Cela a changé ma vision de la plongée. »
Tom Daley est donc un papa investi et il le prouve une nouvelle fois en s’engageant dans la campagne #ToMyBaby. Lancée par la célèbre marque de lessive Fairy Non-Bio, il s’agit d’une opération caritative où les parents sont invités à faire part d’un souhait cher et primordial pour l’avenir de leurs enfants. Les souhaits sont émis par lettres ou vidéos accompagnées du hashtag #ToMyBaby. À chaque partage du message, Fairy Non-Bio versera 1 £ à l’association caritative dédiée aux enfants du Great Ormond Street Hospital.
Dans la vidéo de promotion de l’opération, Tom se lance le premier avec un adorable petit message rempli d’amour pour son fils : « Je veux juste que tu te sentes libre d’être ce que tu es. Nous t’aimerons et te soutiendrons toujours, peu importe ce que tu feras. ». Si c’est pas mignon !

L’Assemblée vote la reconnaissance de la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger, contre l’avis du gouvernement L’exécutif a aussitôt réclamé une seconde délibération. Merci Régine.

Couac à l’Assemblée entre majorité et gouvernement. Les députés ont voté, jeudi 3 octobre au soir, un amendement automatisant la reconnaissance en France de la filiation d’enfants conçus à l’aide d’une mère porteuse dans un pays étranger où la gestation pour autrui (GPA) est autorisée. Un vote effectué contre l’avis du gouvernement, qui a aussitôt réclamé une seconde délibération.

>> Trois questions sur la filiation des enfants nés d’une GPA à l’étranger

« Cet amendement consacre et étend la jurisprudence constante du tribunal de Paris qui déclare exécutoires les jugements étrangers par lesquels la filiation d’un enfant né par GPA a été établie et regarde cette filiation comme adoptive », a justifié le député LREM Jean-Louis Touraine, à l’origine du texte cosigné par 13 députés de la majorité.

« Une question d’ordre public »

« Si la GPA n’est pas légale en France, elle l’est dans d’autres pays et il n’est pas illégal pour des couples français d’y recourir à l’étranger », a rappelé le député du Rhône.

Les enfants ne sont pas responsables de leur mode de procréation et ne doivent pas être pénalisés. Ils doivent être reconnus comme les autres.Jean-Louis Touraine, député LREMà l’Assemblée

« Nous avons interdit dans notre droit la GPA, c’est une question d’ordre public », a répliqué la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour qui ce principe peut s’opposer à la transcription d’actes d’état civil établis à l’étranger. « Nous voulons aussi la reconnaissance d’un état civil pour les enfants », a expliqué la garde des Sceaux, plaidant pour « une retranscription partielle de l’acte d’état civil au regard du père biologique et un processus d’adoption pour l’autre parent ».

« La Cour européenne des droits de l’homme a trouvé cet équilibre satisfaisant », a-t-elle souligné, rappelant que la Cour de cassation doit par ailleurs se prononcer vendredi sur le cas emblématique de la famille Mennesson, dont les jumelles sont nées par GPA en Californie.

« Attendons cette jurisprudence », a demandé Nicole Belloubet en opposant, comme la rapporteure, Coralie Dubost, un avis défavorable à l’amendement. Mais, à la surprise générale, celui-ci a pourtant été voté.

La droite furieuse, le gouvernement temporise

Furieux, les députés Les Républicains ont immédiatement crié à la trahison, rappelant que le gouvernement s’était engagé à ne pas avancer sur la GPA dans le projet de loi de bioéthique. « On vous avait dit que la GPA s’inviterait dans le débat. Ce soir, elle a partiellement obtenu gain de cause. Je vis un cauchemar », a lancé Annie Genevard, députée du Doubs.

« Vous ne tenez pas votre majorité. Nous sommes contre toutes les GPA en France comme à l’étranger. Vous prenez les enfants en otage », a renchéri Xavier Breton, député de l’Ain.

« Le gouvernement demandera une seconde délibération », a rassuré Nicole Belloubet. « Notre groupe est opposé à la GPA et entend bien voter contre cet amendement à la seconde délibération », a confirmé Aurore Berger, s’exprimant au nom du président du groupe LREM, Gilles Le Gendre.

Mariage des étrangers dont le pays d’origine prohibe le mariage homosexuel

Papiers et citoyenneté 

Mariage des étrangers dont le pays d’origine prohibe le mariage homosexuel: ma question au Gouvernement et sa réponse

 Richard Yung18 novembre 2016

Depuis le 19 mai 2013, les couples de personnes de même sexe peuvent se marier en France, y compris ceux dont au moins l’un des membres n’a pas la nationalité française.

Par dérogation au droit commun, le mariage des couples homosexuels peut être régi non par la loi personnelle de chacun(e) des époux/ses, mais par une loi autorisant un tel mariage, à savoir la loi personnelle de l’un des membres du couple ou celle de l’État dans lequel réside au moins l’un(e) des futur(e)s époux/ses. En d’autres termes, cette disposition permet d’écarter la loi d’un pays prohibant le mariage homosexuel lorsque l’un des membres du couple possède la nationalité française ou réside en France.

La portée de cette règle dérogatoire avait malheureusement été atténuée par la publication, le 29 mai 2013, d’une circulaire ministérielle qui invitaient les officiers d’état civil à ne pas célébrer les mariages impliquant un ou deux ressortissant(s) des onze pays avec lesquels la France a conclu une convention prévoyant l’application de la loi nationale aux questions relevant du statut personnel.

En septembre 2013, le Procureur de la République de Chambéry avait formé opposition au mariage d’un couple homosexuel franco-marocain. Un mois plus tard, le tribunal de grande instance puis la cour d’appel de Chambéry avaient autorisé cette union, considérant que le droit de se marier reconnu aux couples de personnes de même sexe constitue un élément de l’ordre public international français. En janvier 2015, la Cour de cassation avait confirmé cette interprétation en rejetant le pourvoi formé par le procureur général près la cour d’appel de Chambéry. Selon les juges du quai de l’Horloge, la convention franco-marocaine du 10 août 1981 relative au statut des personnes et de la famille et à la coopération judiciaire contient une clause d’ordre public (article 4) permettant à la France d’écarter une loi marocaine « manifestement incompatible avec l’ordre public » français.

J’avais donc posé une question écrite au Gard des sceaux pour lui demander si le Gouvernement envisageait de modifier la circulaire. Vous trouverez ci-dessous ma question et la réponse dont je suis satisfait.

Conflit de lois applicables au mariage des couples de personnes de même sexe

Question n° 22220 adressée à M. le garde des sceaux, ministre de la justice (publiée dans le JO Sénat du 09/06/2016)

M. Richard Yung interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les règles de conflit de lois applicables au mariage des couples de personnes de même sexe dont l’une au moins n’a pas la nationalité française. L’article 202-1, alinéa 2, du code civil permet d’écarter la loi personnelle d’un des futurs époux lorsque celle-ci prohibe le mariage des couples de personnes de même sexe. Cependant, en vertu de la circulaire du 29 mai 2013 de présentation de la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, cette dérogation à l’application de la loi personnelle ne peut pas s’appliquer aux ressortissants des pays avec lesquels la France est liée par des conventions prévoyant que la loi applicable aux conditions de fond du mariage est la loi personnelle. Plus précisément, aux termes d’une instruction ministérielle du 1er août 2013, la célébration du mariage n’est pas admise, « sous réserve de l’appréciation souveraine des juridictions », lorsque la convention spécifie que chaque futur époux est soumis aux dispositions de sa loi nationale (Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Maroc, Monténégro, Pologne, Serbie, Slovénie). À l’inverse, le mariage peut être célébré lorsque la convention ne vise expressément que la situation des Français (Algérie, Cambodge, Laos, Tunisie). Par un arrêt rendu le 28 janvier 2015, la première chambre civile de la Cour de cassation a validé le mariage d’un couple homosexuel franco-marocain, considérant que la convention franco-marocaine du 10 août 1981 permet aux autorités françaises d’écarter la loi marocaine interdisant le mariage des couples de personnes de même sexe, qui est « manifestement incompatible » avec l’ordre public international français. Considérant que la jurisprudence de la Cour de cassation doit pouvoir bénéficier à tous les étrangers, quelle que soit leur nationalité, il lui demande si le Gouvernement envisage de modifier la circulaire précitée, qui autorise toujours les officiers d’état civil à s’opposer à la célébration des mariages impliquant un ou deux ressortissants des pays avec lesquels la France a conclu une convention prévoyant l’application de la loi nationale aux questions relevant du statut personnel. 
Réponse de M. le garde des sceaux, ministre de la justice (publiée dans le JO Sénat le 17/11/2016)

Si l’article 202-1 alinéa 2 du code civil autorise le mariage aux couples de personnes de même sexe, l’application de ces dispositions s’est avérée délicate au lendemain du vote de la loi dans le cas où la France est liée à un État étranger par une convention bilatérale, dont les dispositions renvoient en matière de mariage à la loi personnelle de l’époux pour apprécier les conditions de fond requises pour contracter mariage. La jurisprudence a toutefois fait évoluer favorablement cette question. La première chambre civile de la Cour de cassation a ainsi rendu un arrêt le 28 janvier 2015 aux termes duquel elle a étendu le bénéfice de l’article 202-1 alinéa 2 du code civil à un couple de personnes de même sexe franco-marocain, et écarté en conséquence la loi désignée comme applicable par la Convention franco-marocaine du 10 août 1981 relative au statut des personnes et de la famille et à la coopération judiciaire, par application de l’article 4 de cette Convention qui précise que la loi de l’un des deux États parties peut être écartée par les juridictions de l’autre État, si elle est manifestement incompatible avec l’ordre public. La Cour a jugé que tel est le cas de la loi marocaine compétente qui s’oppose au mariage de personnes de même sexe dès lors que, pour au moins l’une d’elles soit la loi personnelle, soit la loi de l’État sur le territoire duquel elle a don domicile ou sa résidence le permet. La portée de l’article 202-1 alinéa 2 du code civil au regard notamment des conventions bilatérales visées par la circulaire du 29 mai 2013 étant désormais clarifiée par l’arrêt de la Cour de cassation du 28 janvier 2015, les mariages concernés par la situation visée à cet article, quelle que soit la nationalité des futurs époux, doivent pouvoir être célébrés, sans que le motif de la contrariété de la loi personnelle d’un des membres du couple puisse être invoqué pour s’opposer à ce mariage. Il est donc notamment possible de se marier avec une personne de même sexe ressortissante d’un des pays initialement exclus par la circulaire susvisée (Pologne, Maroc, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Kosovo, Slovénie, Cambodge, Laos, Algérie). En conséquence, le garde des sceaux a invité les parquets qui seraient sollicités, à ne plus s’opposer à ce type de mariage dès lors que les conditions de l’article 202-1 alinéa 2 du code civil, dont le caractère d’ordre public est désormais affirmé par l’arrêt précité, sont réunies.

Homo en banlieue, le combat de Lyes

https://www.francetvinfo.fr/societe/lgbt/video-homo-en-banlieue-le-combat-de-lyes_3174615.html

De janvier à septembre 2018, les dépôts de plainte où apparaît le caractère « homophobe » a augmenté de 15% par rapport à la même période en 2017. Une violence qui s’exprime souvent dans les grandes villes, et aussi en banlieue. Dans certaines cités, afficher sa sexualité peut s’avérer risqué, au point que de nombreux homosexuels décident de se cacher. 

La parole se libère

Univers parfois macho, pression des caïds, harcèlement en ligne… L’homophobie peut se manifester dès l’enfance. Pourtant, la parole se libère peu à peu. Lyes, un jeune homme de Gennevilliers, à l’ouest de Paris, a décidé de porter au grand jour la voix des homosexuels des quartiers. Distribution de tracts, manifestations, il dérange. « Envoyé spécial » a suivi le combat de ce lanceur d’alerte, et raconte le quotidien complexe de gays et de lesbiennes vivant en banlieue.

Un reportage de Paul Gasnier et Dominique Lemarchand diffusé dans « Envoyé spécial » le 7 février 2019.

Aspects juridiques de la transidentité

Bonjour à toutes et à tous,

Une personne se considère comme étant transgenre, ou trans, si son identité de genre ne correspond pas au genre qui lui a été assigné à la naissance, et, par conséquent, au rôle de genre et au statut social qui sont habituellement associés au sexe. 

Cette personne peut avoir l’intention d’établir un nouveau statut de genre qui est conforme à son identité de genre.

À l’échelle mondiale, la plupart des juridictions reconnaissent les deux identités de genre traditionnelles et leurs rôles sociaux, homme et femme, mais ont tendance à exclure les autres identités et expressions de genre. 

Certains pays reconnaissent un « troisième sexe ». L’ampleur de la variation de genre, s’étendant au-delà de « homme » et « femme », est illustrée par les nombreux termes que les personnes utilisent pour se décrire : « pangenre », « polygenre », « genderqueer », « agenre », etc.

Le terme « transsexualisme » tend à disparaitre (il n’est plus utilisé dans les classifications médicales, DSM et CIM), et à être remplacé par « transidentité ». 

De même on parle maintenant de « personnes transgenres », « hommes trans » et « femmes trans », plutôt que de « personnes transsexuelles ».

La transidentité soulève certaines questions juridiques, liées au droit de la famille, à la problématique du mariage et l’éventuel bénéfice de l’assurance d’un partenaire, ou encore à la sécurité sociale. Le degré de reconnaissance légale varie considérablement à travers le monde. De nombreux pays permettent le changement de la mention du sexe à l’état civil. Dans certains pays, ce changement est conditionné à une intervention médicale préalable (chirurgie de réattribution sexuelle (CRS) ou traitement hormonal) ou un diagnostic médical (tel que celui de dysphorie de genre décrit dans le DSM-5); dans d’autres, il est seulement déclaratif.

Sources : Wikipédia

Merci à Régine, l’une des délégués Communication de Homobus

Le sida plus rapide que la riposte. Extrait de Libération. Par Eric Favereau — 22 juillet 2018 à 19:46

Dans un centre de soins contre le sida, à Kiev, en Ukraine, en 2013. L’Europe de l’Est fait partie des régions du monde où le nombre de nouvelles contaminations croît le plus. Photo Yuri Kozyrev. Noor

La 22e conférence mondiale sur le sida s’ouvre ce lundi à Amsterdam, dans un contexte paradoxal. Le nombre de bénéficiaires de thérapies a explosé, mais celui des contaminations ne baisse pas, faisant craindre un désintérêt des Etats.

Voie materno-fœtale

C’est bien sûr d’abord sur le front épidémique que les signaux virent au rouge : en 2017, il y a eu 1,8 million de nouvelles infections. Cela reste énorme. En tout cas, cela ne baisse plus. On évoque aujourd’hui une véritable crise de la prévention ; les nouvelles infections liées au VIH sont ainsi en augmentation dans une cinquantaine de pays, et à l’échelle mondiale, le nombre n’a diminué que de 18 % au cours des sept dernières années, passant de 2,2 millions en 2010 à 1,8 million en 2017. Maigre progrès… Certains notent que la réduction du nombre des nouvelles infections par le VIH a été la plus forte dans la région la plus touchée par le virus, à savoir l’Afrique orientale et australe, mais d’autres s’alarment sur le fait qu’en Europe de l’Est et en Asie centrale, le nombre annuel de nouvelles infections par le VIH a doublé, et a augmenté de plus d’un quart ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. «Nous n’arrivons pas à atteindre les populations les plus vulnérables, les populations les plus à risque»,s’alarme Michel Sidibé.

Symptôme de ces faiblesses, les progrès concernant les enfants ralentissent. Les dernières données soulignent que les progrès réalisés en ce qui les concerne ne sont pas pérennes. «Les enfants sont les laissés-pour-compte», pointe le directeur de l’ONU-sida qui note même qu’il y a un recul dans la prévention de la mère à l’enfant alors que l’objectif était qu’il n’y ait plus aucune contamination par voie materno-fœtale ; en 2017, on constate 180 000 nouvelles infections chez les enfants et 110 000 décès.

A LIRE AUSSI «La baisse de la solidarité mondiale est inquiétante»

Les experts insistent également sur la nécessité d’une nouvelle approche «pour mettre fin à la violence contre les femmes». En 2017, environ 58 % des nouvelles infections au VIH chez les adultes âgés de plus de 15 ans ont touché des femmes. Or, toutes les études le soulignent : la violence accroît la vulnérabilité au VIH. Plus d’une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles. «Les inégalités, le manque d’autonomie et les violences faites aux femmes sont des violations des droits humains qui contribuent encore à l’augmentation du nombre de nouvelles contaminations par le VIH», insiste l’ONU-sida.

Face à cela, la question du financement de la riposte mondiale se pose de manière encore plus aiguë. Or, cette riposte s’effrite. «Nous voyons un déficit de 20 % au regard de l’ensemble des ressources dont nous avons besoin. Si on continue sur cette tendance, 44 des pays les plus touchés risquent de ne plus être capables de faire face aux coûts des traitements de leur population», analyse Michel Sidibé. Ce sont ainsi 7 milliards de dœollars par an qui manqueraient, et ce déficit compromet fortement l’objectif que s’est fixé l’ONU pour 2020 : que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90 % de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci, 90% aient une charge virale indétectable. «Nous n’allons pas au rythme que nous nous étions assigné», a martelé le patron malien.

Services intégrés

Que faire, donc, pour ne pas régresser ? Cette question sera au centre de la conférence d’Amsterdam. Si côté médical et scientifique, il ne devrait pas y avoir d’annonces particulières, c’est autour du modèle de riposte que les débats sont les plus vifs. Et ils ont déjà débuté, avec un appel signé par une trentaine d’experts dans la grande revue médicale The Lancet du 21 juillet. Ces experts appellent de leurs vœux «à un changement urgent des stratégies». Ils ont ainsi, ces mots très fermes : «Les outils et les stratégies contre le VIH sont insuffisants et bien que des progrès spectaculaires puissent être obtenus en maximisant les stratégies actuelles de prévention et de traitement, la pandémie due au VIH va vraisemblablement demeurer un défi mondial majeur dans le futur proche.»

Ce groupe d’experts souhaite mettre fin à ce que l’on a appelé «l’exceptionnalité du sida», c’est-à-dire un modèle unique de riposte, centré massivement uniquement sur le VIH. Ils appellent, ainsi, «à la création de services intégrés qui répondent au VIH, mais aussi aux autres maladies qui partagent les voies de transmission, touchant les mêmes groupes à risque et coexistant souvent chez les patients». Exemple : «Une telle offre inclurait la santé sexuelle et reproductive, la tuberculose, les hépatites virales, les addictions aux drogues et les troubles mentaux», résume un des signataires. «La communauté sida doit faire cause commune avec le champ de la santé globale», martèle ce groupe. «Cela pourrait revitaliser l’objectif de la santé globale pour aller vers la santé pour tous.»

Certes l’objectif est louable, mais avec toujours cette crainte : casser le modèle d’hier n’est pas l’assurance de mettre sur pied le modèle de demain, surtout dans un contexte de baisse de la solidarité mondiale.

Eric Favereau