Dimanche 17 mai 2020 : Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.



Bonjour à toutes et à tous,

Parallèlement à la suppression des réunions mensuelles et des journées d’action dans les départements de la RATP, la situation sanitaire particulière que nous rencontrons, a contraint l’annulation de nombreuses manifestations :
  • Le Printemps des Assoces qui devait avoir lieu le 28 mars
  • Le Sidaction qui devait avoir lieu le 3 avril
  • La Journée Internationale contre l’homophobie et la transphobie qui devait avoir lieu le 18 mai à la Maison de la RATP
  • La Marche des Fiertés qui devait avoir lieu le 27 juin et
  • La Folsom de Berlin qui devait avoir lieu le 12 septembre.
Cette année encore, Homobus participe à la Journée Internationale contre l’homophobie et la transphobie en publiant cet article sur le Facebook de l’association et le blog, ainsi que sur le Facebook du Comité d’Entreprise de la RATP.
https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/a-ne-pas-manquer/journee-internationale-de-la-lutte-contre-lhomophobie-et-la-transphobic-2797
https://www.lgbtphobies.org/17_mai_2020_tous_contre_la_violence_en_ligne_contre_les_personnes_lgbtq.html
https://capmagellan.com/17-mai-2020-journee-mondiale-contre-lhomophobie-et-la-transphobie/
Bises à toutes et à tous,

Brésil : la couverture d’un magazine montrant deux femmes qui s’embrassent fait le buzz

On le sait, la politique actuelle au Brésil est loin d’être gay-friendly. Alors quand un grand magazine féminin décide de mettre en Une deux femmes lesbiennes, la photo devient virale sur les réseaux sociaux et par la même occasion le symbole de la rébellion.

C’est ce qui s’appelle mettre les pieds dans le plat. Pour comprendre pourquoi, il faut remettre les choses dans leur contexte. Sans entrer dans un cours de géopolitique, promis. Le président actuel du Brésil, c’est Jair Bolsonaro. Et disons qu’il est très conservateur et pas spécialement ouvert d’esprit. Il mène une politique très conservatrice, homophobe, contre le mariage gay, ouvertement discriminatoire envers la communauté LGBTQ+… Bref, il fait bon vivre dans ce pays en 2020. Pour les deux du fond, c’est ironique, évidemment.

Et ce qui pose aussi problème, c’est lorsque les convictions religieuses infiltrent la politique. Une récente campagne menée par Damares Alves – pasteure évangélique et ministre des Droits de l’Homme, de la Famille et des Femmes – faisait la promotion de l’abstinence hors mariage pour diminuer le nombre de grossesses précoces (qui explose) et lutter contre le VIH.

Un bisou lesbien en couverture

Dans ce contexte, l’édition brésilienne du magazine Marie Claire a décidé de faire un joli pied de nez au gouvernement en place. Le journal a fait la couverture de son numéro de février sur la chanteuse Ludmilla, très appréciée au Brésil. Jusqu’ici rien à signaler. Sauf que le titre a mis en Une une photo de l’artiste s’apprêtant à embrasser sa fiancée aka la danseuse Brunna Gonçalves.

L’Assemblée vote la reconnaissance de la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger, contre l’avis du gouvernement L’exécutif a aussitôt réclamé une seconde délibération. Merci Régine.

Couac à l’Assemblée entre majorité et gouvernement. Les députés ont voté, jeudi 3 octobre au soir, un amendement automatisant la reconnaissance en France de la filiation d’enfants conçus à l’aide d’une mère porteuse dans un pays étranger où la gestation pour autrui (GPA) est autorisée. Un vote effectué contre l’avis du gouvernement, qui a aussitôt réclamé une seconde délibération.

>> Trois questions sur la filiation des enfants nés d’une GPA à l’étranger

« Cet amendement consacre et étend la jurisprudence constante du tribunal de Paris qui déclare exécutoires les jugements étrangers par lesquels la filiation d’un enfant né par GPA a été établie et regarde cette filiation comme adoptive », a justifié le député LREM Jean-Louis Touraine, à l’origine du texte cosigné par 13 députés de la majorité.

« Une question d’ordre public »

« Si la GPA n’est pas légale en France, elle l’est dans d’autres pays et il n’est pas illégal pour des couples français d’y recourir à l’étranger », a rappelé le député du Rhône.

Les enfants ne sont pas responsables de leur mode de procréation et ne doivent pas être pénalisés. Ils doivent être reconnus comme les autres.Jean-Louis Touraine, député LREMà l’Assemblée

« Nous avons interdit dans notre droit la GPA, c’est une question d’ordre public », a répliqué la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour qui ce principe peut s’opposer à la transcription d’actes d’état civil établis à l’étranger. « Nous voulons aussi la reconnaissance d’un état civil pour les enfants », a expliqué la garde des Sceaux, plaidant pour « une retranscription partielle de l’acte d’état civil au regard du père biologique et un processus d’adoption pour l’autre parent ».

« La Cour européenne des droits de l’homme a trouvé cet équilibre satisfaisant », a-t-elle souligné, rappelant que la Cour de cassation doit par ailleurs se prononcer vendredi sur le cas emblématique de la famille Mennesson, dont les jumelles sont nées par GPA en Californie.

« Attendons cette jurisprudence », a demandé Nicole Belloubet en opposant, comme la rapporteure, Coralie Dubost, un avis défavorable à l’amendement. Mais, à la surprise générale, celui-ci a pourtant été voté.

La droite furieuse, le gouvernement temporise

Furieux, les députés Les Républicains ont immédiatement crié à la trahison, rappelant que le gouvernement s’était engagé à ne pas avancer sur la GPA dans le projet de loi de bioéthique. « On vous avait dit que la GPA s’inviterait dans le débat. Ce soir, elle a partiellement obtenu gain de cause. Je vis un cauchemar », a lancé Annie Genevard, députée du Doubs.

« Vous ne tenez pas votre majorité. Nous sommes contre toutes les GPA en France comme à l’étranger. Vous prenez les enfants en otage », a renchéri Xavier Breton, député de l’Ain.

« Le gouvernement demandera une seconde délibération », a rassuré Nicole Belloubet. « Notre groupe est opposé à la GPA et entend bien voter contre cet amendement à la seconde délibération », a confirmé Aurore Berger, s’exprimant au nom du président du groupe LREM, Gilles Le Gendre.

Marche des Fiertés 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Venez faire la fête avec nous samedi 29 juin.

A partir de 10h, nous serons face au 57 bd du Montparnasse (face à la Pizza Pino) au métro Montparnasse.

Dans le cortège, nous sommes 49 ème sur les 90 chars.

Nous vous rappelons que notre assurance interdit l’accès au char aux adhérents qui ne sont pas à jour de cotisation 2019.

Bises à toutes et à tous.

Vendredi 12 avril de 9h30 à 13h30. Matinée de sensibilisation au Centre de formation des conducteurs de bus RATP NEF Nouvel Espace Formation à Aubervilliers.

Bonjour à toutes et à tous.

L’association Homobus sera présente vendredi 12 avril de 9h30 à 13h30 au Centre de formation des conducteurs de bus RATP NEF (Nouvel Espace Formation) 26 rue de la Haie Coq 93300 Aubervilliers.

Bises à toutes et à tous.

Homo en banlieue, le combat de Lyes

https://www.francetvinfo.fr/societe/lgbt/video-homo-en-banlieue-le-combat-de-lyes_3174615.html

De janvier à septembre 2018, les dépôts de plainte où apparaît le caractère « homophobe » a augmenté de 15% par rapport à la même période en 2017. Une violence qui s’exprime souvent dans les grandes villes, et aussi en banlieue. Dans certaines cités, afficher sa sexualité peut s’avérer risqué, au point que de nombreux homosexuels décident de se cacher. 

La parole se libère

Univers parfois macho, pression des caïds, harcèlement en ligne… L’homophobie peut se manifester dès l’enfance. Pourtant, la parole se libère peu à peu. Lyes, un jeune homme de Gennevilliers, à l’ouest de Paris, a décidé de porter au grand jour la voix des homosexuels des quartiers. Distribution de tracts, manifestations, il dérange. « Envoyé spécial » a suivi le combat de ce lanceur d’alerte, et raconte le quotidien complexe de gays et de lesbiennes vivant en banlieue.

Un reportage de Paul Gasnier et Dominique Lemarchand diffusé dans « Envoyé spécial » le 7 février 2019.

Sidaction 2018 : Les tirelires ont parlé

 

Bonjour à toutes et à tous,

L’association Homobus a battu son record de dons pour le dernier Sidaction qui s’est déroulé exceptionnellement le vendredi 30 novembre sur trois sites,  : Lyon-Bercy, Championnet et Val de Fontenay.

Merci aux adhérents bénévoles qui ont donné de leur temps pour quêter et tenir les stands d’information.

Merci à la Médecine RATP de Soins et à la Médecine RATP du Travail, car nous étions accompagnés au moins d’un docteur sur chaque site, et même d’une infirmière. A l’heure du déjeuner, ces spécialistes des questions VIH étaient sur nos stands de sensibilisation et répondaient aux questions des agents.

Merci aux généreuses donatrices et aux généreux donateurs.

Merci aux élèves des ateliers de peinture et de sculpture du Centre Culturel de Dobel, car certaines des oeuvres qu’ils nous ont offertes en 2017, ont été vendues cette année au profit du Sidaction.

Merci au CE RATP, à GIS, à COM, à DIR et à VAL pour les autorisations et l’accueil.

Merci aux agents qui se sont arrêté pour nous féliciter et pour parler avec nous.

Merci aux adhérents de Homobus qui nous ont accompagné par la pensée.

Merci aux anciens adhérents qui sont venu nous saluer.

Prochain rendez-vous pour les 25 ans du Sidaction en avril 2019.

Bises à toutes et à tous.

Le sida plus rapide que la riposte. Extrait de Libération. Par Eric Favereau — 22 juillet 2018 à 19:46

Dans un centre de soins contre le sida, à Kiev, en Ukraine, en 2013. L’Europe de l’Est fait partie des régions du monde où le nombre de nouvelles contaminations croît le plus. Photo Yuri Kozyrev. Noor

La 22e conférence mondiale sur le sida s’ouvre ce lundi à Amsterdam, dans un contexte paradoxal. Le nombre de bénéficiaires de thérapies a explosé, mais celui des contaminations ne baisse pas, faisant craindre un désintérêt des Etats.

Voie materno-fœtale

C’est bien sûr d’abord sur le front épidémique que les signaux virent au rouge : en 2017, il y a eu 1,8 million de nouvelles infections. Cela reste énorme. En tout cas, cela ne baisse plus. On évoque aujourd’hui une véritable crise de la prévention ; les nouvelles infections liées au VIH sont ainsi en augmentation dans une cinquantaine de pays, et à l’échelle mondiale, le nombre n’a diminué que de 18 % au cours des sept dernières années, passant de 2,2 millions en 2010 à 1,8 million en 2017. Maigre progrès… Certains notent que la réduction du nombre des nouvelles infections par le VIH a été la plus forte dans la région la plus touchée par le virus, à savoir l’Afrique orientale et australe, mais d’autres s’alarment sur le fait qu’en Europe de l’Est et en Asie centrale, le nombre annuel de nouvelles infections par le VIH a doublé, et a augmenté de plus d’un quart ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. «Nous n’arrivons pas à atteindre les populations les plus vulnérables, les populations les plus à risque»,s’alarme Michel Sidibé.

Symptôme de ces faiblesses, les progrès concernant les enfants ralentissent. Les dernières données soulignent que les progrès réalisés en ce qui les concerne ne sont pas pérennes. «Les enfants sont les laissés-pour-compte», pointe le directeur de l’ONU-sida qui note même qu’il y a un recul dans la prévention de la mère à l’enfant alors que l’objectif était qu’il n’y ait plus aucune contamination par voie materno-fœtale ; en 2017, on constate 180 000 nouvelles infections chez les enfants et 110 000 décès.

A LIRE AUSSI «La baisse de la solidarité mondiale est inquiétante»

Les experts insistent également sur la nécessité d’une nouvelle approche «pour mettre fin à la violence contre les femmes». En 2017, environ 58 % des nouvelles infections au VIH chez les adultes âgés de plus de 15 ans ont touché des femmes. Or, toutes les études le soulignent : la violence accroît la vulnérabilité au VIH. Plus d’une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles. «Les inégalités, le manque d’autonomie et les violences faites aux femmes sont des violations des droits humains qui contribuent encore à l’augmentation du nombre de nouvelles contaminations par le VIH», insiste l’ONU-sida.

Face à cela, la question du financement de la riposte mondiale se pose de manière encore plus aiguë. Or, cette riposte s’effrite. «Nous voyons un déficit de 20 % au regard de l’ensemble des ressources dont nous avons besoin. Si on continue sur cette tendance, 44 des pays les plus touchés risquent de ne plus être capables de faire face aux coûts des traitements de leur population», analyse Michel Sidibé. Ce sont ainsi 7 milliards de dœollars par an qui manqueraient, et ce déficit compromet fortement l’objectif que s’est fixé l’ONU pour 2020 : que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90 % de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci, 90% aient une charge virale indétectable. «Nous n’allons pas au rythme que nous nous étions assigné», a martelé le patron malien.

Services intégrés

Que faire, donc, pour ne pas régresser ? Cette question sera au centre de la conférence d’Amsterdam. Si côté médical et scientifique, il ne devrait pas y avoir d’annonces particulières, c’est autour du modèle de riposte que les débats sont les plus vifs. Et ils ont déjà débuté, avec un appel signé par une trentaine d’experts dans la grande revue médicale The Lancet du 21 juillet. Ces experts appellent de leurs vœux «à un changement urgent des stratégies». Ils ont ainsi, ces mots très fermes : «Les outils et les stratégies contre le VIH sont insuffisants et bien que des progrès spectaculaires puissent être obtenus en maximisant les stratégies actuelles de prévention et de traitement, la pandémie due au VIH va vraisemblablement demeurer un défi mondial majeur dans le futur proche.»

Ce groupe d’experts souhaite mettre fin à ce que l’on a appelé «l’exceptionnalité du sida», c’est-à-dire un modèle unique de riposte, centré massivement uniquement sur le VIH. Ils appellent, ainsi, «à la création de services intégrés qui répondent au VIH, mais aussi aux autres maladies qui partagent les voies de transmission, touchant les mêmes groupes à risque et coexistant souvent chez les patients». Exemple : «Une telle offre inclurait la santé sexuelle et reproductive, la tuberculose, les hépatites virales, les addictions aux drogues et les troubles mentaux», résume un des signataires. «La communauté sida doit faire cause commune avec le champ de la santé globale», martèle ce groupe. «Cela pourrait revitaliser l’objectif de la santé globale pour aller vers la santé pour tous.»

Certes l’objectif est louable, mais avec toujours cette crainte : casser le modèle d’hier n’est pas l’assurance de mettre sur pied le modèle de demain, surtout dans un contexte de baisse de la solidarité mondiale.

Eric Favereau