Recommandations sanitaires voyageurs 2017

Un Bulletin  spécial de Santé publique France sur les recommandations sanitaires 2017 pour les voyageurs est paru aujourd’hui. Utile avant l’été.  Ci-dessous, la partie spécifiquement dédiée aux PVVIH, avec ajout des noms de marque des médicaments.

Personnes vivant avec le VIH et personnes immunodéprimées

Les personnes pour lesquelles une consultation spécialisée est justifie avant le départ sont notamment les personnes :

  • vivant avec le VIH ;
  • transplantées d’organe solide ;
  • (…)

Une vigilance accrue doit être exercée sur :

• le risque lié à certaines maladies infectieuses chez le sujet porteur du VIH (leishmanioses, salmonelloses, tuberculose, infections dues à des coccidies intestinales, histoplasmoses et les autres infections fongiques contractées par inhalation, etc.) ;

• la nécessité de précautions d’hygiène notamment alimentaire ;

• les vaccinations  : les recommandations doivent être adaptées en fonction des types d’immunodépression. Un avis de novembre 2014 du HCSP les formalise.

  • Les vaccins vivants atténués tel que le vaccin de la fièvre jaune, sont généralement contre-indiqués . Chez le patient vivant avec le VIH, un nombre de CD4 >200/mm3 (>15% chez l’enfant âgé de moins de 5 ans) autorise la vaccination contre la fivre jaune, mais le délai d’acquisition de l’immunité post-vaccinalesemble augmenté et la durée de protection peut être inférieure à 10 ans.
  • Chez ces patients, le BCG est par ailleurs contre-indiqué quels que soient l’âge et le taux de CD4. – Les vaccins inactivés sont recommandés comme à l’ensemble des voyageurs.

• les interactions médicamenteuses entre le traitement de fond et les médicaments prescrits pour le voyage et notamment la prescription des antipaludiques :

  • diminution de la concentration plasmatique de  l’indinavir (Crixivan) par l’atovaquone ;
  • diminution des concentrations plasmatiques d’atovaquone et de proguanil par l’efavirenz (Sustiva, Atripla), les associations lopinavir/ritonavir (Kaletra) et atazanavir/ ritonavir (Reyataz) avec donc un risque d’échec des prophylaxies antipaludiques correspondantes dans ces situations  ;
  • augmentation de l’INR chez les patients sous AVK et prenant des antipaludiques contenant du proguanil et potentialisation de l’effet des AVK chez les patients prenant de la doxycycline

• les personnes vivant avec le VIH, le paludisme augmentant la charge virale et donc le risque de progression de la maladie ;

• le risque de photosensibilisation provoqué par les sulfamides souvent utilisés par les personnes infectées vivant avec le VIH. Une protection solaire (vêtements et crèmes écran) est fortement recommandée ;

• l’exposition au soleil les personnes immunodéprimées étant plus à risque de cancer de la peau.

Bonnes vacances à tous !  😉

—Source : InterLGBT—